mardi 23 septembre 2008

Projet Juillet-aout 2008

2008:
deux projets:
  • Guatemala:

Notre mission, au Guatemala, est axée sur l’éducation. Nous interviendront par exemple dans le collège de Chirij’Masa. Se souciant évidemment des besoins existants dans ce pays, nous avons décidé de nous orienter particulièrement vers l’éducation sexuelle, la prévention sida et MST (maladie sexuellement transmissible). En effet, dans le contexte actuel aucune planification familiale n’existe, les enfants ou adolescents ne sont pas sensibilisés à l’hygiène, aux problèmes de la sexualité, à la contraception, aux MST ; et ainsi on remarque un nombre considérable de grossesse infantile (parfois 11ans) dues entre autre à la prostitution d’après guerre, ainsi que des personnes atteintes de MST. Il semble donc plus que nécessaire d’aider à limiter les grossesses infantiles et d’aider à la lutte des MST.

D’un autre côté, dans le cadre de l’éducation, il nous semble aussi très intéressant de poser un regard sur les enfants parrainés, sur leur parcours scolaire, leur état de santé, affin de donner le plus de nouvelles possibles aux parrains et de leur dispenser certains cours. Nous allons par là même leur apporter diverses informations nécessaires à leur ouverture sur le monde afin de développer leur curiosité, de leur donner envie plus que jamais de faire des études et de répondre aux attente des jeunes guatémaltèques ainsi qu’à leurs besoins. Les cours que nous allons dispenser concernent les thèmes suivants :

  • L’environnement. En effet, le gouvernement Guatémaltèque n’a pas mis en place une politique de développement durable. Le Guatemala est composé de trois classes « sociales ». la première est los criollios qui représente 3% de la population et qui détient la quasi-totalité des richesses. Le Guatemala est dans un système d’oligarchie. La seconde classe est las ladinos, esclaves des criollios et enfin les indigènes, ceux-ci représentent la classe la plus pauvre. Le gouvernement guatémaltèque est composé de criollios qui ne se soucient guère du reste de la population et qui est donc bien loin des préoccupations écologiques. Ainsi les ladinos et plus particulièrement les indigènes ne sont pas éduqué à la protection de la nature et à l’environnement pourtant primordial ne serait ce qu’au niveau sanitaire. C’est pour cela que ce thème est primordial à notre action.

  • L’immigration et ses méfaits (principalement aux Etats-Unis) : cela représente un thème important pour ce pays en proie à d’importants flux migratoires. La cause de cette « fuite » vers le nord et le niveau de vie particulièrement bas des guatémaltèques. Or il est important de leur expliquer les conséquences souvent négatives de cette émigration,

  • La drogue et l’alcool, problème grandissant dans ce pays. Le Guatemala constitue la plaque tournante de la cocaïne colombienne. Ainsi le Guatemala a vu se développer des groupes de narcotrafiquants. Cela représente un énorme danger lorsque l’on sait qu’il n’y a pas de prévention mise en place dans le pays. De plus, les guatémaltèques ont accès à un alcool local particulièrement dangereux et peu cher. Nous nous devons ainsi de leur expliquer les méfaits de telles consommations.

  • Violence concernant les bandes qui sévissent au sein du pays. Le but est de leur montrer que la violence ne règle rien et peut être fatale.

  • Le mariage et le divorce : deux thèmes demandés par les élèves des différents collèges où nous interviendront.

  • Le corps humain,

  • L’univers,

  • L’évolution de l’homme,

  • La géographie à travers une carte du monde.

Afin de préparer ces différents thèmes, les lycéens de première et de terminal sciences économiques et sociales vont nous aider ainsi qu’une classe de sixième du collège de Nay. En effet, ils vont durant le mois de juin préparer des bandes dessinées, croquis... en espagnol grâce à l’aide de différents professeurs d’Economie-gestion et d’Espagnol du lycée et collège. Cela en partenariat avec l’association Wao et Quetzal. L’association Wao se rend au Guatemala depuis plusieurs années et l’association quetzal depuis dix ans, cela permet d’assurer la continuité.

Ce partenariat est bénéfique aussi bien pour les guatémaltèques que pour les élèves français qui pourront ainsi par le biais de correspondance se connaître mutuellement et s’ouvrir au monde qui nous entoure.

De plus, cette mission nous permet d’amener des vêtements principalement pour les garçons, les filles portants la tenue traditionnelle et du matériel scolaire tel que des livres, cahier, stylos…

  • Togo:

Le Rônier France organise des camps chantiers au Togo durant l’été, auxquels WAO propose de se joindre, tout en ayant un statut différent de celui des bénévoles ordinaires. Qui plus est, WAO s’engage à apporter un intérêt supplémentaire à ce qui consiste en une véritable mission.

En effet, nous aurons pour objectif de rénover un bâtiment loué par l’association Le Rônier France et jusqu’à présent inexploité, pour en faire la bibliothèque du village. Nous nous occuperons de la création de cette structure éducative et culturelle essentielle du début à la fin, en commençant par peindre les façades extérieures et intérieures, puis en organisant les rayonnages, le classement des ouvrages, la mise en place d’un système de prêt, etc. Cette action a pour but de sensibiliser les enfants du village à la manipulation de ces livres et à l’importance de leur usage. Nous leur proposerons de se familiariser avec ce lieu et ses ouvrages de tout genre (romans, livres pour enfants, manuels scolaires…). Nous nous engageons à acquérir les livres en question auprès d’une association basée à Tarbes, ayant pour nom Récup’livres. Notre démarche sera aussi de contacter des maisons d’édition afin d’obtenir des manuels adaptés à l’apprentissage de la lecture en Afrique de l’Ouest, afin de présenter à ces jeunes un support éducatif plus en phase avec leur quotidien.

La création de cette bibliothèque promet d’occuper majoritairement notre temps ; néanmoins, nous participerons également aux activités prévues dans le cadre des camps. Voici la manière dont ces camps se déroulent et l’implication que nous, membres de WAO, envisageons :

  • Le matin, travaux aux champs (sauf les WE). Ces travaux consistent à planter des ananas, du gombo, des patates douces, des légumes, du manioc, et des bananes Plantin. Il faut sarcler les champs de maïs si besoin. Il y a aussi la construction d'abris pour les chèvres. Ici, lorsque nous ne travaillerons pas sur le chantier de la bibliothèque, nous pourrons nous mêler aux agriculteurs locaux et travailler dans leurs champs.

  • Les après-midi, des activités annexes sont proposées, le mercredi étant consacré au reboisement et le jeudi à l'assainissement du village (ramassage des déchets, sensibilisation à la préservation de l'environnement). Cela consiste à animer des activités avec les enfants du village (et aussi les adultes) : dessin, chant, contes, improvisation théâtrale, etc. Ces activités visent à apporter de la chaleur humaine et un échange bénéfique pour tous. Mais ce n’est pas tout : nous nous proposons d’apporter du matériel éducatif et pédagogique à ces enfants. Mieux, nous projetons d’en acheter sur place, afin de contribuer à faire tourner l’économie locale. Par ailleurs, le Rônier France s’engage à nous permettre de mettre en place des séances d’information et de prévention contre le virus du SIDA, les maladies sexuellement transmissibles, et tout ce qui concerne les risques liés à la sexualité, ainsi que ceux liés au paludisme. Qui plus est, l’association partenaire propose de mettre à notre disposition préservatifs, brochures, et divers éléments utiles à la bonne réception de notre action. En ce qui concerne le domaine éducatif, il convient de savoir que dans le village qui nous accueille, il n’y a que quatre instituteurs dont le niveau d’études est relativement bas. Aussi, grâce à nos diverses formations d’alphabétisation, nous mettrons à disposition nos compétences pour enrichir à notre tour leur savoir.

DESCRIPTIF DE L’ASSOCIATION PARTENAIRE DE WAO : ASSOCIATION LE RÔNIER FRANCE

Il s’agit d’une association à but non lucratif basée à Tarbes et intervenant principalement en Afrique de l’Ouest.

La politique du Rônier France est de mettre en place des actions pérennes qui permettent, en priorité, la scolarisation des enfants déshérités. Ils travaillent également pour le développement de l'agriculture biologique (maraîchages et jardins familiaux), l'accès à la

santé et la modernisation des villages.

Les actions sont définies en partenariat avec les villages, dans une réflexion commune afin que cela soit en adéquation avec le contexte local. Leur but est d’arriver à mettre en place des choses simples qui impliquent la totalité des acteurs, qui responsabilisent les populations

locales et leur permettent de devenir autonomes.

Les membres de Le Rônier France adoptent le point de vue suivant : l’humanitaire qui amène les choses sur « un plateau », sans concertation, sans implication et sans responsabilisation des populations locales ne fonctionnera jamais : « si on vous amène à manger vous n’irez jamais chercher vous-même à manger, vous ne cultiverez plus, vous n’essayerez plus de vous prendre en main, vous attendrez que les autres fassent pour vous ». Telle est leur vision de l’humanitaire. C’est pourquoi ils préfèrent parler de coopération.

Le rôle que s’est donné cette association est d’accompagner des projets dans le but que les gens se les approprient et n’aient plus besoin d’eux à terme.
Leur but est d’intervenir uniquement dans la phase de démarrage par l’apport de conseils, de moyens humains et financiers. Ensuite il faut amener les populations à se débrouiller seules, mêmes si les membres de l’association sont toujours à disposition pour observer et conseiller. Il n’est pas question ici d’assistanat, car l’assistanat met les peuples dans une position de dépendance.

L’association fonctionne sur le schéma suivant : elle « gère » des champs dans différents villages. Une partie de ces cultures sert à payer les paysans, qui bénéficient d’une part de la récolte ; l’autre partie sert à faire vivre l’association et plus précisément à payer intégralement la scolarité à des enfants qui n’en ont pas les moyens. Dès que les fonds sont suffisants, l’association entame aussi la construction de salles de classe.

Les projets réalisés

Création d'une coopérative de producteurs gérée par Le Rônier France via le Club1Plus (association partenaire sur place).
Plantation de 4500 pieds d'ananas, d'un 1/2 hectares de gombos et de patates douces et d'un 1/4 d'hectare de manioc.
Scolarisation et achat de fournitures pour les enfants défavorisés de Hové et Havé.

Les projets à finaliser

Construction d'une école en "dur" à Hové : pour l'instant le village dispose de 4 classes en bois et toits de palme.

Accompagnement pédagogique des enseignants de Hové et Havé : une personne licenciée en sciences de l'éducation portera ce projet pendant 3 mois.

Construction d'une case santé à Havé et Hové : un partenariat avec une école d'infirmier est à l'étude.

Développement de l'agriculture dans le village de Hové, avec les producteurs d'ananas : l'amélioration de la rentabilité des champs d'ananas et la création d'une unité maraîchère sont à l'étude. La mise en service d'un puit avec motopompe devrait voir le jour. L'achat d'un camion pour transporter les récoltes à la Capitale afin de tirer de meilleurs bénéfices s'avère indispensable.

Aucun commentaire: